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    Poudrerie

    il y aura de la neige à Noël
    même si les enfants ont grandi
    même si des enfants sont partis.
    On reste là dans ce blanc, doux .. coton glacial et chaud.
    La neige tempère
    plus  de mots, de la lenteur,
    assourdissement,
    et les gestes s'attardent.
    Il y aura de la neige à Noël
    Le sapin attend, les hommes espèrent
    il y a des lumières dans le reflet des larmes.
     

    nouvelles

    absente ici,
    je suis présente ailleurs, pas sans pensée pour certaines ou certains, mais je suis ici, pleinement, heureusement.
    Je vais, je vis, les jours, les matins, les froids d'automne qui s'hivernent, peut-être un été des indiens. le poele ronronne, et le chat...
    J'aime le velours de la peau, de cet homme près de moi., J'aime notre vie, notre façon de nous aimer.
    Alors il n'y a pas grand chose à raconter, le vélo sous la neige, les rires, l'université qui m'agite les neurones enfin dans le bon sens. Un cartable plein de devinettes.
    Et mon homme, qui se beaubonomise de plus en plus.
    En voilà bien de bonnes nouvelles.
    Je vous en donnerai d'autres à la prochaine neige.
     

    compote amoureuse

    Vent d'automne. Les pommes pleuvent dans le jardin. Cent et cent péchés à mordre.
    Ta peau sous mes dents à goûter. Le vent s'immice dans les branches de nos bras, en voûte encloses.
    Le temps est aux baisers rouges de sucre iodé.

    http://accel10.mettre-put-idata.over-blog.com/0/41/70/57/le-cabinet-de-curiosit-s-de-m-aristide-sauveterre/arcimboldo-eve.JPGEve . Arcimboldo

    Hispeine

    Sol y sombra,
    je ne sais pourquoi
    la sonorité espagnole réalise.
    soleil et ombre
    au sol  je sombre...
    Il est des lueurs et des heures
    où le soleil ne fait que découper
    les  ombres
    plus sûrement encore.
    La lumière comme une lame glaciale
    Tranche
    de vie.
     
    Sol y Sombra photophoto Paul Mohr

    Envoile

    Il fait été.

    On pourrait se croire ici ou ailleurs

    La maison est pleine

    de lumière qui prend la mer

     

    Grand-voile et vent chaud.

     

    Le temps est ouvert, suspendu

    Il se croit ici et ailleurs.

     

    Seule, dans mes urgences

    je farniente en regardant

    les voiles transparents

    qui frivolent.

     

    Tu n’es pas là

    et j’ai une sieste sur le feu…

    question de philosophie !

    Peut-on légitimement  poser comme postulat
    qu'une stupidité abyssale
    est une pensée profonde ?
     
     

    Essor

    sur les bords  et les abords, je funambule
    je ris et lis
    je regarde et m'échappe...
     
    Tu me fais entrer en nous
     
    Le château inespéré se construit s'harmonise, aux jours et à nos nuits.
    D'aprés-midi sensuelles en soirs fatigues, les émotions s'éternisent.
    réveils de minuits, émotions salées.
     
    Cadeau ! tu m'offres à moi-même.
    On se pousse, on se bouscule, on se caresse, on s'anime, on s'animale
    On s'amoure au bout des doigts, au bord des lèvres
    langues de soie.
    Nous bâtissons doucement l'inespéré, redonnant aux murs leurs couleurs boisées
    rêves de clôtures ouvertes, de remous dans nos bains, de terre remuée.
    Une maison, comme un lit clos dans un jardin.
     
    Et les rencontres, qui ouvrent des mots aux images et renversent la couleur sur les mots.
    Nos rencontres ouvertes et pleines...
    Encore des châteaux hispaniques à faire s'envoler.
     
    Ah, Nous, quel essor !

    Lointemps

     
    ,
     
     
    Loin des yeux
    loin,
    lancinante absence.
    Et le coeur ?
    Il bat, il bat, il compte.
    Il égrène le jours les heures, les secondes.
    Le coeur connnait le compte.
    Il égrène en lamento, les mètres et kilomètres.
    Il bat, il bat et cherche.
    Chercher, comprendre, attendre.
    Loin est un temps immense.
    L'absence !
     
     
     
     

    over the rainbow...

    là où nous sommes la vie...
     
    à tous les tons
    à tous les temps
    vibrer sur les cordes
    toutes les couleurs sonores
    celles de notre propre gamme
    celles de nos regards,
    de nos frémissements irisés
     
    Pâques est la fête de la vie qui se réveille
    en ce premier temps,
    hors de toute religion,
    de tout dogme,
    nous sommes les oiseaux bleus
    au pied de l'arche au ciel
    envolons nous...
     
     

    le choix

    voilà à qui la justice française a dit.
    " Madame vous devez continuer à souffrir atrocement spychiquement et physiquement'''
    Pensez à elle , pensez que ça pourrait être vous, votre enfant, votre meilleur ami...
    Il existe une magnifique association pour une mort dans la dignité. Soutenez-la. Merci .
    Chantal Sébire

    cotte d'émaille

    longtemps, sans écrire...
    pas un manque de mot,
    juste un déplacement
    .
    Pas le temps?
     facile  et fallacieux.
    Pretexte
    Pas de trace
     juste vivre, en instants
     en instantanés,
     en corps encore.
     
    Des rencontres , des gens pour...
    Pour rire, jouer
    boire, lire et délire.
    Et puis... travail,
    travers
     
    Douleurs et non enfantements
    ventre, vous rentre, entretoise et entrelas.
    En tout il faut dé-mesure
    Drastique.
     
     
    Allons, allons, je drame attise!
    Le temps me prend pour nimbe et cile
     

    JUSTICE

    Le scooter du fils du Président passe au travers de la justice 
     (LIBÉ DU 16 FÉVRIER)
     
    RENAUD LECADRE
    QUOTIDIEN : samedi 16 février 2008

    La famille Sarkozy n’a pas fini d’empoisonner la justice française. Jean, le fils cadet, est au centre d’un invraisemblable pataquès, digne d’une justice bananière. Sarkozy junior est soupçonné d’avoir, en octobre 2005, percuté, juché sur son scooter, la BMW de M’Hamed Bellouti, puis d’avoir pris la fuite (Libération du 11 septembre 2007). Jean Sarkozy refusant obstinément de répondre aux courriers de l’assureur, qui pourtant ne réclame que 260 euros pour réparation du pare-chocs, Bellouti s’était résolu à porter l’affaire au pénal. Mal lui en a pris : il a aussitôt été l’objet de menaces téléphoniques (Libération du 22 janvier), les interlocuteurs anonymes allant jusqu’à pister la mère d’un témoin de la scène, qui pourtant réside en Suède...

    Dysfonctionnements. Dans les deux cas (accident puis menaces), M’Hamed Bellouti avait alerté le commissariat. Mais ses mains courantes ont curieusement disparu du circuit administratif. Il a récemment alerté Matignon et la Place Beauvau sur ces dysfonctionnements. Leurs réponses sont subliminales : le cabinet Fillon botte en touche au motif qu’il «ne peut s’immiscer dans une procédure en cours» ; Michèle Alliot-Marie ne se prive pas d’appuyer là ou ça fait mal, répondant :«Le préfet de police a été immédiatement saisi de ce problème et ne manquera pas de vous tenir informé des diligences de ses services.»

    Le conducteur de la BMW avait cru pouvoir contourner le blocage sarkozien par une citation directe devant le tribunal correctionnel. Après une première audience de forme, l’avocat de Jean Sarkozy, Me Herzog, prend contact avec l’avocat de M’Hamed Bellouti, Me Launay, pour une tentative de règlement amiable. Bellouti y croit, est prêt à se taire quand il apprend que Me Herzog a pris contact avec son assureur, sans l’en prévenir - point attesté par la Maaf.

    Simulacre de négociations ? Quand arrive le procès au fond, en décembre, Jean Sarkozy se présente comme une fleur : «Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés.» Son avocat brandit une expertise privée selon laquelle la roue d’un scooter couché au sol ne saurait heurter le pare-chocs d’une BMW... Comble du ridicule, le tribunal estime, après un délibéré de seulement une demi-heure, qu’une «expertise contradictoire s’impose dans le souci d’une manifestation de la vérité». Mission impossible, puisque la BMW a entre-temps été vendue.

    Sinistre. L’expert vient de rendre son verdict : «Une reconstitution avec des véhicules similaires n’apportera rien, car nous ne pouvons pas constater les dommages sur chaque véhicule», d’autant que son coût (2 400 euros) dépasserait amplement le sinistre originel (260 euros). Me  Herzog et le tribunal sont renvoyés au grotesque de la situation : ce genre de litige entre citoyens ordinaires est généralement expédié en quelques minutes. Pour en avoir fait trop à propos du fils du président de la République, ils risquent d’illustrer un peu plus la fable de La Fontaine : «Selon que vous serez puissant ou misérable...»

    mots

    se laisser aller
    à la lenteur légère
    N'appuyer sur rien, flotter...
     
    savourer la douceur du rire
    la clarté revient toujours
    il fallait ouvrir les yoreilles
    pour entrendrevoir
     
    je glisse les mots sur le plateau
    tu ris en pensant triple
    le soir est ludique
    la nuit impudique
     
    les lumières bizares s'allument au salon
    sous les pas du chat qui s'étire
    et la vie prend son cours...
    la musique douce joue sur nos jours
     

    voeux pieux

    BONNE ANNÉE...
    Gruik Full
    ...COCHONNE !

    histoire de minuit

    sous les lueurs de la nuit
    ultime nouvelle
    rien n'est pareil et rien ne change
     
    le monde n'est que le creux de nos mains
    demain reste à construire de notre glaise
    de nos possibles et de nos refus
    de nos plus jamais et de nos toujours
     
    nouvelle année et vieux alentours
    les sourds rient de ne faire que s'entendre
     et regardent sans plus comprendre
    les tendres se joindre
    loin, hors  leurs murs
     
    Mots de l'Histoire oubliée...
    ceux qui courbaient le dos croient
    leur vernis rival de la lumière
     
    Pauvres bannis, reprenez la force de vos pères
    fiers silencieux, grondants
    bàtisseurs d'identité
    votre langue et votre fierté...
     
    Passée l'année, passés les siècles
    Nouveau temps semblable
    oublieuxà jamais endormis
     
    Mais
    les amants, dans leur saine colère
    fouettent les chevaux du vent.
    Hurlant la force vive du peuple
    oublié
     
    Montons à cru,
    la grève est belle
    et le galop résonne
    aux abords des roches aigues
     
    Nous voilà déjà encore
    hurlant de nos révoltes retrouvées
    unis et vivants en écho grave et fragile
    Tiens bien ma taille, amour,
    la chevauchée sera rude, longue et belle
     
    plus que jamais
    l'année neuve se glisse dans la nuit blanche neige
    l'à venir est à nos lèvres

    Nanisme

    Rétrécir, entrer en soi et se voir petite
    minuscule
    comme un nanisme intérieur
    avec, au dehors, un enduit, une résistance.

    Je suis un nain de jardin
    plus ou moins décoratif
    et d'intérieur, qui plus est !
    On ne met pas un nain dans un jardin de neige.
     
    Je suis un nain de jardin sans jardin
    ne regardez pas sous mon bonnet
    il y pousse des ronces.

    retrouvailles

    Dans les méandres d'un consumérisme échevelé, se font des retrouvailles. Surprise, de se retrouver, de retrouver en soi ce que nous avions cru si bien enfouir et de pouvoir l'offrir à qui sait l'accepter.

    Beaucoup de choses se sont passées en un an et demi. Des liens se sont faits et défaits, il y a eu des arrivées et des départs, des évènements, des avènements.

    Il y a même de nouveaux départs qui se définissent, surtout de nouveaux chemins, comme des projets qui se dessinent.

    Il ne nous reste qu'à apprendre à les prendre sans peur. Sans peur pour chacun et sans peur pour ce Nous plus grand et fort chaque jour, à chaque coup de vent, de soleil ou de neige.

    Je vous aime mon amour, mes amours.

    Que les fêtes soient belles !

     

    Joue encore mon fils, et chante, chante !

      

    Mélodie en sous sol

    noires et blanches aphones
    le silence crie l'absence
    je voudrai entendre ses doigts
    j'écoute le piano muet
    Echo lointain
    l'aube sur le pianiste se lève.
    Ouvrir le tendre à la tendresse
    me rend encore plus fragile
    je peux te suivre t'accompagner
    mais j'écoute le piano muet
    tes épaules tes bras m'appellent
    tu essuies le sel sur ma peau
    la neige étouffe la musique
    éteind les bruits du dehors
    j'écoute le piano muet
     
     
     

    absence

    blanc dehors

    l'hiver s'est déjà bien installé

    lumières sur les galeries ,

    le vent agite des sapins lumineux.

    couleurs dehors dans le blanc bleu

    cette année l'hiver sera long

    Je dévide la soie du temps de manque.